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Version Originale

 

 Le Paris d'Éric Elmosnino

 


Propos recueillis par Jean-Pascal Grosso

 

 

Le Gainsbourg de Joann Sfar a quitté avec brio la défroque du chanteur à tête de chou. Après des mois passés au théâtre sous la direction d'Alain Françon et un riant Rabelais à la télévision, le brillant Éric Elmosnino revient à l'écran dans deux longs-métrages. Dans Le Skylab de Julie Delpy, il campe un oncle gauchisant et néanmoins sympathique. Dans La Guerre des Boutons, il endosse le costume de maître d'école de cette nouvelle adaptation du roman de Louis Pergaud. Pour Voyages et Hôtels de rêve, il revient sur sa ville d'adoption : Paris !


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Trois mots pour définir Paris ?

Eric Elmosnino : Pénible. Indispensable. Heu…le troisième, il ne me vient pas à l'esprit !

 

Le lieu le plus marquant de votre adolescence à Paris ?

E.E. J'habitais Chatou, alors, je prenais le RER pour rejoindre la station Charles de Gaule-Étoile. Le Mac Donald's, en haut des Champs-Élysées, c'était notre lieu de rendez-vous. J'ai aussi pris ma première cuite au Drugstore Publicis. Un cocktail de « je-ne-sais-quoi » qui m'avait rendu malade toute une nuit.

 

Le quartier le plus authentique?

E.E. Belleville, je dirais. J'y ai vécu dix ans. Ça vit un peu toute la nuit, toute la journée. On a l'impression d'y croiser de « vrais » gens, et puis ça reste l’un des quartiers les plus abordables de Paris. Au bout d'un moment, j’en ai quand même eu ma dose. Aujourd'hui, j'habite dans un quartier de vieux !

 

L'endroit idéal pour passer une nuit blanche?

E.E. Le Bedford, rue Princesse, dans le 6ème arrondissement. J'y ai passé pas mal de nuits à jouer un à jeu appelé « la pièce », sur une table de marbre. C'était à l'époque du Conservatoire. Un de mes potes connaissait le type qui servait des coups, alors, on nous laissait rentrer…

 elmosnino gainsbourg vie heroique

Votre lieu culturel incontournable?

E.E. Je passe pas mal de temps dans les théâtres. Mon préféré, c’est celui de l'Odéon, dans le 6ème, toujours. Un de mes plus beaux souvenirs d'acteur est aussi d'avoir joué au Petit Odéon, une salle qui n'existe plus aujourd'hui. La pièce, c'était Monsieur Armand dit Garrincha de Serge Valletti.

 

Où trouver la meilleure table, la cuisine la plus authentique ?

E.E. Je vais souvent dans un café qui s'appelle le Square Trousseau, rue Antoine Vollon, dans le 12ème. Un bon bistro, et même plus que cela. L'endroit est vraiment très agréable.

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A vos yeux, le quartier à éviter à tout prix?

E.E. Le 17ème. J'y ai vécu, un temps et je n'aimais pas du tout cela : Villiers, Place des Ternes, le Parc Monceau, les grandes avenues... J'y ai des souvenirs d'ennui mortel !

 

Le meilleur endroit pour trouver refuge?

E.E. J'aimais bien un endroit qui s'appelait Le Café des Sports, près du parc Georges Brassens, dans le 15ème. C'était un endroit génial. Je ne sais pas si ça existe encore. Le patron, un Polonais, ne t'ouvrait la porte que s'il te connaissait. Tu pouvais fumer à l'intérieur,

il y avait un petit jardin dans l’arrière-cour : c'est un peu fini tout ça…

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Où croiser les plus jolies filles?

E.E. Je fréquentais un bar qui s'appelle le 10, rue de l'Odéon. Les filles avaient un côté « fille au pair » qui me plaisait bien. C'était un drôle d'endroit…

 

Un souvenir à ramener de la capitale ?

E.E. Du pain ! Sincèrement, où que vous alliez, vous ne trouvez pas un meilleur pain qu'à Paris !

 

Le Skylab de Julie Delpy, sortie le 14 septembre.

La Guerre des boutons de Yann Samuell, sortie le 14 septembre.

 

 

 

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