Interviews / Portraits
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Shooting de Rêve

Interview : Alexandre Arditti
Photos : Marc Montezin
Copyright : Voyages & Hôtels de Rêve / Marc Montezin

 

 

                VIRGINIE EFIRA 

 L'ILE MAURICE EN PENTE DOUCE...

 

Au cinéma, la nouvelle fiancée des français est belge.
De Jean Dujardin à Benoit Poelvoorde en passant par
Isabelle Huppert, Paul Verhoeven ou Melvil Poupaud,
la belle Virginie Efira enchaîne les collaborations de
prestige comme autant de jolis cadeaux de la vie.
Comédienne, jeune maman mais aussi voyageuse
dans l’âme, le temps n’a jamais été aussi précieux...
C’est à l’île Maurice, loin des plteaux de cinéma, dans
le cadre idyllique et paisible de l’Hôtel Shangri-La
Le Touessrok, que nous avons rencontré une jeune
femme solaire qui fourmille de projets. Pour
Voyages & Hôtels de Rêve, ellerevient sur les voyages
de sa vie, sur son goût pour les îles, sur le temps qui
passe...
Interview face au lagon, du bleu plein les yeux...

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Nous réalisons cette interview à l’île Maurice dans un cadre pour le moins paradisiaque : celui de l’hôtel Shangri-La Le Touessrok où vous passez quelques jours de vacances. Pourquoi avoir choisi l’île Maurice ?

virginie efira : J’adore l’île Maurice, j’ai déjà eu la chance d’y venir plusieurs fois, seule ou en famille : c’est l’une de mes destinations favorites. Pour moi, l’île Maurice, c’est d’abord une vraie harmonie, à la fois entre les différentes cultures qui s’y côtoient, mais aussi au niveau des paysages, des couleurs, de la gentillesse des Mauriciens. Il ne suffit pas d’être dans un endroit paradisiaque pour que l’alchimie fonctionne mais ici, ça marche : je me sens bien !

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La vie dans les îles vous attire ?

VE : C’est vrai, j’ai toujours aimé cette douceur de vivre, cette idée de passer des vacances un peu à l’écart du monde. Être au calme, pouvoir évoluer à son rythme sans les obligations du quotidien. Dans la vie de tous les jours, on agit souvent en réaction à quelque chose. Dans les îles, on peut lâcher prise...

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Face à la célèbre île aux Cerfs, le Shangri-La Le Touessrok est un hôtel mythique à l’île Maurice. Qu’est-ce qui vous a séduit ici ?
VE : C’est une sorte de jardin d’Éden où l’on peut profiter d’une tranquillité absolue dans un cadre très préservé. Le domaine est immense et possède une multitude de plages de sable fin et de jolies petites criques. Les atmosphères sont aussi très différentes selon la partie de l’hôtel où l’on se trouve. On peut décider d’être seul ou pas, de simplement se prome- ner au bord du lagon, c’est beau et sauvage.

« Dans les îles, on peut lâcher prise... »

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D’autant que depuis votre villa, la vue est superbe...
VE : Cette vue est vraiment folle, le panorama à couper le souffle ! Il y a eu comme un moment suspendu lorsque je suis entrée... On croirait qu’un paysagiste ou un peintre est venu et a disposé les palmiers, la plage, le petit îlot que l’on aperçoit juste en face... Ici, je suis au calme, l’intimité est totale. Dès le matin, la lumière et la chaleur m’enve- loppent. Au réveil, je pique une tête dans la piscine. Le rêve...

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Votre coup de cœur à l’hôtel ?

VE : Je dirais l’îlot Mangénie, la petite île privée réservée aux clients de l’hôtel et accessible en dix minutes à peine en bateau. C’est sauvage, les plages y sont désertes et sur place, il y a juste un charmant petit restaurant en bois où l’on peut déjeu- ner entre deux baignades. C’est un lieu incroyable et privilégié où l’on a vraiment l’impression d’être seule au monde.

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Un moment magique que vous n’oublierez pas ?
VE : Dîner sur la plage sous les étoiles juste devant ma villa, un moment rare..

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Quels autres souvenirs garderez-vous de votre séjour ici ?
VE : Cette atmosphère à la fois chic et décontrac- tée où l’on se sent bien, les bonnes tables où l’on peut déguster des poissons grillés sur la plage les pieds dans le sable, ou bien dîner indien ou japo- nais selon les envies, le service aux petits soins... sans oublier le spa, ravissant avec sa belle piscine, car je suis une vraie inconditionnelle des massages ! Ce luxe discret et sans ostentation.

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Justement, pour vous, le luxe c’est quoi ?

VE : La notion de luxe évolue forcément avec l’âge et le temps qui passe. Aujourd’hui, le vrai luxe pour moi, je dirais que c’est le temps ! Nous vivons tous des vies extrêmement réglées, où le temps nous est sans arrêt compté. Du coup, en vacances, le premier luxe, c’est pouvoir prolonger un moment, ne pas avoir de contraintes, paresser, prendre le temps de lire un bon livre... La paresse – dans le sens de prendre son temps et non de ne rien faire – voilà le luxe suprême !

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« Prendre son temps, voilà le luxe suprême... »

Le voyage a-t-il toujours fait partie de votre vie ?

VE : Je viens d'une famille de voyageurs, surtout mon père qui voyage beaucoup mais plutôt avec son sac-à-dos. Son truc à lui, c’est de partir à l’aventure, séjourner chez l’habitant, organiser des treks suivis d’interminables soirées diapositives... (rires). De mon côté, je n’ai pas vraiment hérité de son tempérament, j’apprécie un minimum de confort lorsque je voyage, le sac-à-dos, ce n’est pas telle- ment pour moi ! Cependant avec lui, je suis tout de même partie jusqu’au Cap Vert faire l’ascension d’un volcan : un merveilleux souvenir !

Vous n’avez pourtant pas hésité à partir en Mongolie pour l’émission rendez-vous en terre inconnue
diffusée sur France 2 ?
VE : En effet ! Le comble, c’est que j’avais soufflé à Frédéric Lopez que je n’étais pas du tout à l’aise avec le froid. Résultat, je me suis retrouvée à la fron- tière sibérienne avec des températures de - 20° !

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Comment avez-vous abordé cette expérience pour le moins insolite ?

VE : Avec cette émission, je pense qu’il faut renon- cer à vouloir se présenter sous son meilleur jour,

Quelles sont les principales difficultés du quotidien ?

VE : Au début de l’aventure, on est soumis à une perte de repères, on est sous l’œil des caméras du matin au soir, puis on s’habitue, on entre petit à petit dans la vie des gens. Outre la solitude qu’il faut savoir gérer, l’absence d’hygiène est aussi un sacré challenge ! Mais au final, j’étais émue de devoir quitter ces gens, sachant que je ne les rever- rais jamais. Je m’étais jurée de ne pas pleurer, et pourtant, j’étais très émue...

Votre premier grand voyage au bout du monde ?
VE : C’était à Bali. Ce fut mon premier contact avec l’Asie. J’y ai découvert pour la première fois cette sensation de dépaysement, mais aussi de nouveaux paysages avec ces rizières, une nouvelle culture, de nouveaux visages et bien sûr les massages, parmi les meilleurs du monde et dont je suis aujourd’hui encore une très grande adepte, y compris lorsque je suis en France. J’y ai aussi passé mon baptême de plongée en descendant sur une épave.

« En Italie, la beauté est partout... »

Quelles autres destinations vous ont marquée ?
VE : Que ce soit pour raisons professionnelles ou à titre personnel, j’ai aussi eu la chance de visiter Cuba, la Tanzanie ou encore des villes comme Rio ou Hong Kong : à chaque fois, je suis rentrée avec de belles images plein la tête !

Un pays qui vous attire tout particulièrement ?
VE : Définitivement l’Italie. J’ai une passion pour ce pays, sa culture, l’état d’esprit qui y règne. En Italie, la beauté est partout, dans n’importe quelle petite chose je trouve de la poésie, du charme, de la sensualité... La gastronomie également, partout où l’on va, on se régale ! J’ai un faible pour la ville de Naples, dont on pourrait dire que c’est un peu la quintessence du chaos, une sorte de désordre organisé... J’aime éga- lement Venise, le charme qui s’en dégage... Quant aux côtes italiennes, je trouve qu’elles ont souvent su rester plus authentiques que le littoral français.

Justement, en France, quels sont les lieux qui vous inspirent ?
VE: Je ne suis pas Française, et pour la Belge que je suis, j’apprécie vraiment de vivre en France. Je me rends très souvent dans le sud où je suis tombée amoureuse d’Arles et de sa région. Plus générale- ment, la Méditerranée m’attire beaucoup.

Vous êtes belge et vous vivez à Paris : les événements intervenus ces derniers mois vont-ils influer sur votre manière de voyager ?
VE : Honnêtement, on aimerait tous pouvoir répon- dre : « Non, ça ne va rien changer du tout, la vie triomphe toujours... ». Mais au-delà des grandes déclarations, en pratique, malheureusement oui, les choses ont changé, la vie a changé... Aujourd’hui, lorsque l’on aime voyager, on est plus que jamais attentif aux destinations et on reste à l’écart des zones à risques. Il y a des endroits avec lesquels j’ai beaucoup d’affinités comme la Tunisie ou Istanbul où le tourisme est un peu mis entre parenthèses. C’est comme ça pour l’instant, il faut tenir compte des recommandations faites aux voyageurs mais aussi continuer à vivre comme on l’entend : on ne va pas non plus se terrer dans un coin !

Le fait d’être maman est-il déterminant dans votre réflexion ?
VE : Quand on a des enfants (Virginie Efira est maman d’une petite fille de 3 ans, Ndlr), forcément on réfléchit différemment, on a une conscience du danger beaucoup plus prégnante, d’autant que ma fille m’accompagne partout y compris sur les tournages. Il faut essayer de rester optimiste, se dire que ça finira par s’arranger même si cela risque de prendre du temps.

La dernière destination qui vous ait enthousiasmée ?
VE : La Thaïlande. C’était la première fois que j’y allais et j’ai vraiment été charmée ! Au nord, la jungle et les temples ; au sud, les îles et les plages ; et partout la gentillesse des Thaïlandais, sans oublier les massages et la gastronomie, des paramètres toujours importants pour moi ! (rires). Une très belle découverte, en tout cas et de magnifiques souvenirs !

L’année 2016 s’annonce particulièrement excitante pour vous avec pas moins de quatre longs métrages très différents à l’affiche, dont deux présentés lors du dernier Festival de Cannes...

VE : Effectivement, j’ai beaucoup tourné ces derniers mois. Outre Un Homme à la hauteur de Laurent Tirard avec Jean Dujardin, j’étais effectivement présente à Cannes pour les films Elle de Paul Verhoeven (Basic Instinct, Total Recall, Robocop, Ndlr) avec Isabelle Huppert, Charles Berling et Laurent Lafitte, et Victoria, qui demeure pour moi un magnifique souvenir de tournage grâce à mes partenaires Vincent Lacoste et Melvil Poupaud, mais aussi à une très belle rencontre avec la réalisatrice Justine Triet. Je serai également bientôt à l’affiche de Pris de court d’Emmanuelle Cuau aux côtés de Gilbert Melki. Des aventures très variées et des rencontres toujours aussi passionnantes. I

 

Remerciements : Shangri-La Le Touessrok Resort & Spa
Resort & Spa ; Accueil VIP Aéroport à Maurice : Yu Lounge ; Celebrity Consulting : Éric Ritter ; Bijoux : Soann Joaillier Paris ; Maillot de bain : Janine Robin ; Cosmétiques : Château Berger.

 


 


 
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